Traité transpacifique RIP

Publié le par Mehdi Ezzahi

 

 

 

« Nous pensons pouvoir supprimer 75% des réglementations et les taxes vont beaucoup baisser aussi, donc vous aurez des incitations, mais je vous préviens, vous devez rester ici. Ne partez pas, ne licenciez pas des Américains, ce sont les meilleurs. Produire à l’étranger ? Ne l’imaginez même pas ! »

 

Voici les propos que Donald Trump a tenus ce lundi à quelques chefs de grandes entreprises US dont Dell, Ford et Lockheed Martin, à quelques heures de signer l'acte de retrait des États-Unis de l'accord de libre-échange transpacifique.

 

Le traité transpacifique ou TPP avait été signé le 4 février 2016 par les États-Unis, le Canada, le Mexique, le Chili, le Pérou, le Japon, le Vietnam, la Malaisie, Brunei, Singapour, l'Australie et la Nouvelle-Zélande ; autant de pays qui représentent à eux-seuls 40% de l'économie mondiale. Le TPP prévoyait notamment la réduction progressive des barrières tarifaires (droits de douane) et non-tarifaires (normes, réglementations) entre les pays signataires.

 

 

 

 

En invalidant le TPP qu'il avait qualifié de « désastre potentiel » pour l'économie américaine, Donald Trump honore ainsi l'une de ses promesses de campagne. Dans les prochains mois, les États-Unis devraient négocier des traités commerciaux bilatéraux plus favorables à leurs intérêts avec les pays du pourtour Pacifique.

 

Un autre accord commercial, celui de l'Alena, passé avec le Mexique et le Canada, devrait bientôt subir un rafistolage conséquent, voire une mise à mort pure et simple. On peut percevoir le deal proposé à Trump aux chefs de grandes entreprises : « Nous vous laissons produire, investir, entreprendre sans trop de contraintes, mais à la condition de le faire aux États-Unis et en employant des Américains. ».

 

Le libre-échange sera-t-il enchaîné par l'un des pays qui l'a vu naître ? Ce sera l'un des feuilletons de cette année 2017...

 

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