Nouvelle-Zélande : rejet démocratique de « la serviette de plage All Blacks »

Publié le par Le Machiniste

Nouvelle-Zélande : rejet démocratique de « la serviette de plage All Blacks »

Le peuple néo-zélandais a dans sa majorité refusé le projet de remplacement de son drapeau historique orné de l'Union Jack britannique par une nouvelle bannière arborant la fougère All Blacks, à l'issu du référendum lancé à l'initiative du premier ministre John Key, chantre de la repentance anti-coloniale, dont les résultats viennent d'être annoncés ce jeudi 24 mars.

 

Une belle leçon de démocratie tout d'abord, à l'heure où en France, République authentique et exemplaire, le passage en force sans consultation référendaire sur des sujets sérieux est la règle (mariage pour tous, traités européens, réforme de l'orthographe, changement de nom des régions, etc.). Bien sûr, ne mettons pas tout sur le même plan : on ne meurt pas pour les droits LGBT, en revanche pour un drapeau si, et Daech nous le rappelant régulièrement, un référendum n'était donc peut-être pas de trop.

 

Une victoire aussi sur le politiquement correct et la repentance, qui sont le lot de toutes les démocraties libérales honteuses d'elles-mêmes, et qui ne nous ont encore une fois pas épargnés en France, à l'occasion de la cérémonie du 19 mars. En effet les « kiwis » ont prouvé qu'ils n'avaient pas (encore) oublié que l'Histoire était tragique, notamment la leur (colonisation), qu'ils assument et acceptent intégralement en tant qu'héritiers. Nous avons donc encore affaire à un peuple digne de ce nom, conscient de lui-même, dont l'identité ne se résume pas à un logo d'équipe sportive, fût-elle légendaire.  

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